mardi 11 octobre 2011

Moder’gym savinois toujours en mouvement

Sylvie :-)

Depuis sa création, l'association « le modern'gym savinois » actif avec sa quarantaine d'adhérents propose aux messieurs comme aux dames de la gym, de la L.I.A. et des Step, tous les lundis à Embrun et les jeudis en soirée, à l'Espace Savinois Serre-Ponçon, de Savines le lac. Pendant les heures de cours Sonia et Isabelle emmènent les participants à se vider l'esprit pour se concentrer sur les mouvements, les déplacements de leur corps dans l'espace par la création de chorégraphies collectives .L'harmonie dégagée entraine la troupe de danseurs à des arabesques légères et gracieuses. Madame Valérie Eyme présidente de l'association donne rendez vous pour le Téléthon 2011, le samedi 03 et dimanche 04 décembre à l'Espace Savinois Serre-Ponçon et souhaite la visite d'un public nombreux. Pour tous renseignements veuillez contacter l'association à cette adresse @modergymsavinois@gmail.com

Le camp des espagnols

Pendant Les journées européennes du patrimoine deux pontissois firent un beau et grand voyage d'un département à l'autre, d'une vallée à l autre, d'un village à l'autre et sous une pluie torrentielle, ils ont ouvert le grand livre de l'Histoire à Crevoux, une page d'histoire de leur village trop longtemps oubliée. Les espagnols arrivés à Crévoux en 1939 étaient des réfugiés politiques ; ils avaient fuit le général Franco qui venait de gagner la guerre civile menée pour renverser le gouvernement républicain espagnol. Ils étaient donc des républicains refugiés en France, patrie de la démocratie.Les refugiés d'abord parqués à Argelès sur mer, furent bientôt séparés : les hommes d'un coté, les femmes et les enfants de l'autre. Les hommes furent envoyés en camp de travail sous la surveillance de l'armée française. C'est dans ce cadre qu'une division d'hommes fut envoyés à Crévoux pour travailler à l'extension de la route du Parpaillon, voie stratégique pour relier les pays aux forts situés près de la frontière italienne, une autre division était installé de l'autre côté du col, au dessus de Saint Anne la Condamine. Un troisième camp était installé à Orbanne sur la commune de Pontis en limite avec la commune du Sauze du lac, ces hommes aussi parqués travaillaient, à la construction de la route du Sauze. Cette année, tous les acteurs de la culture et du patrimoine, notamment ceux du pays S.U.D. ont permis d'ouvrir, de faire parler la mémoire.La mémoire par des photos, par de la correspondance, par les travaux des champs, des relations très particulières avec les espagnols, s'étaient formées avec ces crévolains paysans aux conditions de vie difficile, éprouvés par les durs travaux des champs, sur le plateau de La Chalp. Les camps de Crévoux ou de Pontis étaient installés dans des conditions très précaires ; des toiles de tente, des baraquements de bois. Ils n'étaient là que pour une courte période bientôt envoyé vers la Belgique ou vers des horizons si lointains que la plupart n'en sont pas revenus. L'association Le Rimachays dont Gilles est le trésorier a pour projet, avec complicité de la commune de Pontis, de mettre en valeur un wagonnet utilisé par les espagnols pour acheminer les pierres qui servaient à empierrer «les routes des espagnols» et en ce dimanche des journées européennes du patrimoine « la cabane des espagnols » a réuni autour de la même table crévolains , pontissois et ubayens ; Jacqueline, Violette, Laurent, Gilles, Maurice, Evelyne, Jean-Marc ou Sylvie .La cabane des espagnols reconstituée par les élèves du lycée Alpes Durance d'Embrun, sur le plateau de La Chalp, prend aujourd'hui une signification encore plus grande, car elle a franchie les montagnes, remontée dans la vallée de l'Ubaye, honorée par ses descendants de sang et de cœur. Les descendants de ces refugiés sont peu nombreux et les recherches entreprises n'ont suscité que peu de réponse et bien souvent ce sont les enfants des gardes mobiles qui se souviennent, qui recherchent, qui retracent le parcours de leurs parents. Il y a quelques temps Gérard Lusueur de Barcelonnette accompagnée de son épouse Josette et d'amis ont retrouvé les traces de ces espagnols. Des lieux, des courriers, des témoins ont ouvert leur savoir et de la collaboration avec La Sabença de la Valéia un livret est né. Malheureusement la vie n'a pas voulu que Mr Gérard Lesueur voit son ouvrage terminé, mais aujourd'hui « les camps des espagnols » vivent, ils ne sont pas oubliés à jamais. Les Crévolains et les Pontissois ont exprimé plusieurs souhaits, mais celui qu'il leur tient le plus à cœur, c'est de se retrouver d'ici quelques temps à Pontis, pour l'inauguration et la pose commémorative et d'un wagonnet sur ces rails.

Journées européennes du patrimoine au musée de la vallée à Pontis.

« Lire, écrire, compter » devise de l'école de montagne, très d'actualité dans la vallée de l'Ubaye que le groupe « l'Escoureta dou parpaioum »de Baratier a décliné avec brio, un patois de qualité ,ils étaient les invités de la Communauté des Communes de la Vallée de l'Ubaye et du Pays Serre-Ponçon Ubaye Durance. Le parler alpin comme le Provençal sont des variantes de grand langue d'OC et cette journée européenne du patrimoine a contribué à mettre en valeur le parler, le chanter, les jeux oraux, les animations des veillées du siècle passé dans nos chères vallées.

Moment de plaisir et d'humour par deux artistes dans la piecette « l'esthétichienne », une petite scénette en patois.

- plantons le décor ; madame Labri promene son caniche et elle est intriguée à la lecture de l'intitulé de la devanture de la boutique de madame Bouton d'or « esthétichienne ».

-elle rentre et se renseigne sur les prestations de madame Bouton d'or ; l'épilation totale ou partielle, l'épilation du visage, des moustaches et c'est une multitude de qui pro quo qui s'enchainent, à un rythme soutenu. Madame Labri prend peur elle n'ose se confier et encore moins confier son caniche préféré à l'esthétichienne…..

Le public assis sur les bancs des écoliers n'a pu que rire et apprécier le bonheur de parler patois, de jouer en patois et de vivre au son du patois et c'est avec une grande complicité que les autochtones et découvreurs de patrimoine se sont donné rendez vous le dimanche 06 octobre à 15hà la salle polyvalente barratone de Barratier.