lundi 30 août 2010

Soirée boum à La Rama de Pontis

L'été tire à sa fin, la rentrée scolaire est là et il faut s'y conformer. Et c'est le cœur dans l'âme que les adolescents rangent, plient et remettent au placard les serviettes de plage, les skis nautiques, les bouées, les canoës, les voiliers et les tentes de camping, tous les accessoires pour passer de très bonnes vacances avec Jeunesse et Avenir à La Rama de Pontis. Après un séjour de huit ou de quinze jours pour les plus chanceux, dans les Alpes, sur les rives du lac de Serre-Ponçon à découvrir différents sports nautiques, la randonnée ou le camping, etc., la dure réalité est là, la rentrée : c'est le jeudi 02 septembre.
Pendant deux mois, le centre de Jeunesse et Avenir a reçu de nombreux jeunes de villes différentes, d'horizons différents, de régions différentes et cette biodiversité donne un cachet tout particulier à une équipe d'encadrement qui gravite autour de Christophe. Ce dernier marche dans les pas de ses parents Michelle et Jacques en perpétuant des valeurs parfois oubliées, de citoyenneté, d'amitié, de fraternité ou du respect de l'autre.
Comme en toute fin de séjour, les jeunes sont conviés à se produire lors d'une veillée devant leurs amis. Le décor est vite planté, la salle en plein air, les bancs en arc de cercle, tous assis côte à côte, les ados se dévoilent par une improvisation, en solo ou en groupe, par une piécette de théâtre, ou sous la lecture d'un poème. Mais, cette fois ci, le public s'est étoffé de pontissois.
A l’entracte, les autochtones ont offert tartes aux fruits, tourtons et roulés à la confiture, cookies et friandises de leur fabrication. La soirée s'est poursuivit par une boum, sur des musiques modernes d'aujourd'hui, le DJ a eu la lourde responsabilité de faire danser tous les âges, dans une ambiance bonne enfant. A l'heure où les carrosses redeviennent citrouilles, les pontissois ont donné rendez-vous à tous les jeunes l'année prochaine pour d'autres vacances ludiques et conviviales dans les Alpes de haute Provence à La Rama de Pontis.

jeudi 26 août 2010

Souvenirs quand tu nous tiens………à Pontis

Monsieur Kurt Frey, ancien prisonnier de guerre, habitant à Landau en Allemagne, va fêter ses 84 ans très bientôt et a émis le désir de retourner avec ses enfants, dans la ferme de la famille Combe, qui se situe à L'Adroit de Pontis. Madame Barbara Borgeot-Klein, présidente du Cercle Franco-Allemand de Landau, a fait quelques recherches et les descendants de la famille Combe sont vite retrouvés.
L'armistice de la seconde guerre mondiale ne tarde pas d'être signer, mais Kurt Frey est toujours prisonnier allemand affecté aux travaux agricoles à Pontis, chez Emile et Berthe Combe. Ils ont trois garçons en bas âge ; Antoine, Georges et Emile, qui occupent bien la maman, les bras de Kurt seconderont Emile pour les travaux de tous les jours.
Les années ont passées, à la fin du conflit Kurt revient chez lui à Landau et reprend l'exploitation de ses parents viticulteurs, un domaine de 12 hectares de vignes, qui lui-même a transmit à son fils Andréas.
En 60 ans, la ferme Combe a changé deux fois de propriétaire, dans les années 1950, année du barrage, la commune de Saint Ouen dans la région parisienne acquit le domaine pour ses actions sociales. Quelques années après elle revend aux autochtones les terres agricoles et les deux bâtisses à des vacanciers amoureux de la vallée de l'Ubaye.
Les maisons secondaires ont gardé leur cachet d'autrefois et Kurt n'éprouve aucun mal a retrouvé le chemin des écuries, avec leurs râteliers en bois, prêtes à accueillir la Blonde ou la Margot, le galtat où il engrangeait le foin en vrac avec Emile ou la cave, garde manger où les jambons, saucissons, petits salés étaient pendus au dessus du tas de kartoffeln, jouxtant les barriques de la production viticole familiale. Les souvenirs reviennent, les yeux de Kurt brillent d'émotion, le prénom de la jolie voisine Adrienne, la sœur d'Albert, d'Elise et de Marcel résonne encore au quartier saint Claude. Les maisons mitoyennes permettent la proximité, la convivialité et malgré les différences politiques, Kurt n'a pas oublié la famille de Justin, de Thérèse et les filles Tiran ses voisins immédiats.
Pour Kurt, les travaux des champs étaient une aubaine pendant sa captivité. Il exerçait un travail qu'il connaissait et qu'il aimait : les travaux des champs. Il se souvient d'atteler La Blonde au tombereau, de charger le fumier et de la porter au jardin ou à la vigne à Ubaye. Les vignes ont fait comme celles de Jean Ferrat, elles ont disparues, mais Kurt se revoit prendre le chemin de terre et siffler tout le long du trajet de retour. Il montait dans le tombereau, que La Blonde remontait connaissant la route par cœur.
Aujourd'hui, c'est Emile, dit Mimi, et sa femme qui reçoivent Kurt et sa famille en Ubaye. Pendant ce court séjour, les deux familles ont échangé souvenirs et photos, se promettant de se revoir à Landau ou à Pontis .

mercredi 25 août 2010

Foire a la trouvaille a pontis

La fin des vacances se profile et peu d'exposants ont répondu présents, mais la qualité des trouvailles ont satisfaits les nombreux chineurs d'un jour. Tôt le matin les premiers acheteurs ont surpris les déballeurs encore endormis, mais le petit café ou le thé vert accompagné d'une viennoiserie offert par l'association «les Rimachays» a donné du tonus à cette journée très sympathique et conviviale.

Dictée de « Lustucru » au musée-école de Pontis

Les vacanciers du village de Pontis ont pour habitude de faire découvrir les trésors de la vallée de l'Ubaye à leurs invités. La première visite se fait à l'école d'autrefois, où ils redécouvrent l'écriture au porte plume, avec la dictée de «Lustucru». Le maître lit le texte en respectant toutes les liaisons, les écoliers installés aux pupitres écrivent sans faute et sans pâté sur les feuilles quadrillées. L'empreinte de l'encre violette marque le majeur et l'index, le buvard absorbe le trop plein d'encre et les élèves du temps passé retrouvent les sensations et leurs souvenirs de l'enfance.
L'odeur acre de la craie, la corvée de bois pour allumer le poêle, le remplissage des encriers, toutes les petites taches qui incombaient aux enfants de la classe unique de montagne, reviennent en mémoire. Certains ont souvenir d'un bonnet d'âne, mais quand la salle de classe est devenue musée-école, aucun bonnet n'a été trouvé.
Les trésors de la vallée de l'Ubaye ne se limitent pas au musée-école, il existe d'autres sites tout aussi atypiques au Lauzet-Ubaye, à Méolans –Revel, à Barcelonnette, à Jausiers, à Saint Paul, à Saint Ours... Toute la vallée laisse voir toutes ses beautés à qui sait les apprécier.

mardi 24 août 2010

Un site Internet pour un village perché

Pour la première fois de son histoire la municipalité du Sauze-du-lac vous accueille sur son site Internet http://www.lesauzedulac.fr/.
Depuis quelques jours, c'est avec plaisir que madame le maire et son conseil municipal proposent à tous les citoyens, autochtones ou vacanciers, de suivre l'actualité de la commune. Lire les comptes-rendus des conseils municipaux, consulter les futures animations, découvrir les entreprises locales, contacter la mairie peut se faire en un clic ! Visitez-le et restez en contact avec le village du Sauze-du-lac. Vous y trouverez un graphisme chaleureux, moderne alliant tous les atouts économiques, culturels et conviviaux de cette commune des Hautes Alpes, riveraine de la retenue de Serre-Ponçon. Ce concept est développé par une entreprise locale, Web Senso de Savines le lac.
A bientôt sur notre commune, en virtuel ou en réel !

lundi 23 août 2010

Salle comble pour « le fils de l’épicier »

L'association «les Rimachays», avec le concours de la C.I.M. de Gap, a déplacé le cinéma à la campagne. Cela faisait trente ans que Marcel, le gardien de l'Adroit de Pontis, n'avait plus été au cinéma. Dans les années 1980, il allait avec son frère Albert au Palace rue Carnot à Gap.
C'est l'été, Antoine quitte la ville pour aider sa mère qui tient l'épicerie de Rosans. Son père malade, ne peut plus conduire le camion qui ravitaille les hameaux isolés, le fils de l'épicier retrouve le pays de son enfance et tombe sous le charme des derniers habitants têtus, drôles, bons vivants et parfois teigneux, de sa campagne natale. C'est avec bonheur que tous ont retrouvé une part de leur enfance oubliée et c'est avec humour et dans des décors sublimes que le petit commerce de proximité prend une dimension de géant.
La Cinémathèque d'Images de Montagne, association loi 1901, bénéficie de subventions de la part de l'Etat, la Région Provence Alpes Côte d'Azur, du Conseil Général des Hautes Alpes, de l'Europe et de la ville de Gap. Ces aides très précieuses permettent la projection de films animaliers, du terroir ou des documentaires, dans les petits villages dépourvus de salles obscures. C'est sous le marabout prêté par le centre de vacances Jeunesse et Avenir de la Rama à Pontis, que les 75 spectateurs d'un soir ont visionné le film du réalisateur Eric Guirado, de 2007, « le fils de l'épicier », avec Nicolas Cazalé et Clothilde Hesme dans les rôles principaux.

samedi 14 août 2010

Repas traditionnel sous les chênes pontissois

Le repas traditionnel instauré par «les Rimachays», depuis 2000, propose à tous un repas convivial sous les chênes centenaires de la place du village à l'Ubac. Cette année une quarantaine de convives a dégusté le canard farci aux cèpes, les tartes aux framboises du Grand Morgon, d' Ange du Lauzet-Ubaye. Le repas suivit du jeu de boules, cette année, a subit une petite modification. Les seniors se ont tenu au salon sur les confortables chaises prêtées par la Communauté des Communes de la Vallée de l'Ubaye, pendant que les juniors disputaient un jeu de boules aux couleurs de l'Ubaye. Les deux équipes benjamines Marine /Manon et Pauline /Chloé se sont classées ex-écho et ont reçu des mains de la présidente un tee-shirt Vallée de l'Ubaye.
Les Rimachays donne rendez-vous ce jeudi 12 août à 21h00 sur la place du village pour la projection du film «le fils de l'épicier», film tourné dans le Rosanais et leur «Foire à la trouvaille» le dimanche 22 août.

Fête au sauze du lac

Le Comité d'Animations a fêté la saint Martin, patron du village fleuri du Sauze de lac, sur les rives du lac de Serre-Ponçon.
Plusieurs animations étaient proposées en cette belle journée : un baptême en montgolfière du belvédère et son traditionnel concours de boules en doublette, ouvert à tous. Tard dans la soirée, la présidente du Comité d'Animations, Delphine Chevalier, a remis la coupe et les mises du concours aux gagnants Gisèle et Christian Chevalier, Aimé Bouchet et Jean Drabiec.

vendredi 13 août 2010

«Pédalac» au Sauze du lac

La retenue du lac de Serre-Ponçon fête son demi-siècle d'existence et pour cet anniversaire le Comité d'Animations du Sauze du lac a organisé sa 1ère édition relais de «Pédalac» à Port Saint Pierre, plage au pavillon bleu. Six équipes se sont élancées sur les vélos d'eau prêtés gracieusement par la gérante du snack de Port Saint Pierre pour un slalom entre les bouées dessiné pour l'occasion. L'équipe sauzine composée de ; Joanna, Clérye, Lucas et Julien arrive en pôle position et monte sur la plus haute marche du podium.
Toutes les équipes ont été récompensées par de nombreux lots offerts par les commerçants sauzins, savinois et caturiges, des mains du président du S.M.A.D.E.S.E.P., Victor Bérenguel, de madame le maire du Sauze du lac, Valérie Grenard et de son conseil municipal.

mardi 10 août 2010

Le cœur au fond de l’eau à Savines le lac

Le capitaine de La Carline Roger Fontenay devait recevoir son bateau le 1° juin 1985, mais l'embarcation a mouillé les eaux de Serre-Ponçon quelques semaines après : le 10 aout de la même année. Comme la tradition le veut, le capitaine souhaitait faire bénir son navire par le prêtre de Savines le lac, son port d'attache. La bénédiction n'eu pas lieu, mais Roger est un vieux loup de mer qui sait attendre. Sa patience fut récompensée quelques années plus tard... Le jour où il rencontra le père Félix Caillet, nouveau curé du village.
Lors de la fête votive, il fut décidé avec le premier magistrat de la commune, Pierre Teissier, que tous les bateaux le souhaitant seraient bénits lors de cette journée de fête. La Carline fut bénite par le prêtre Félix Caillet et l'idée de dire une messe à bord du navire, sur les eaux de Serre-Ponçon, est née.
Depuis, Jean Pierre, Oddon prêtre des paroisses de l'Embrunais et du Savinois, entretient les traditionnelles messes, deux fois dans l'été. Depuis un an, il convie tous les paroissiens sédentaires ou de passage à un office nocturne, sur le lac.
Le capitaine largue les amarres, en avant toute, cap sur le Saint Michel Haut Alpin. La petite chapelle du XII° siècle a connu des dégradations importantes : les vitraux brisés à coup de pierres, destruction des statues, ... Aujourd'hui, elle est fermée à tous et ne laisse apercevoir que barricades et fermetures.
A l'abri du vent, La Carline s'immobilise et Jean Pierre Oddon accompagné des trois prêtres en vacances célèbre la messe. Lors de cette célébration, il est demandé de prendre soin des cœurs au fond de l'eau : des déracinés, des expropriés, des ouvriers, de Mr Achil de Panaskhet architecte et visionnaire du village de Savines le lac, de tous les acteurs de cette immense étendue d'eau et de tous les meurtris de la vie de tous les jours.
Apres avoir navigué sur les eaux vert-émeraudes de ce lac artificiel, Jean Pierre et tout l'équipage ont remercié les nombreuses familles pour cette nocturne, sous un ciel étoilé de mille feux.

jeudi 5 août 2010

Faites vivre le livre nomade !

Tout l'été au gré de leurs balades, Josette et Patrick ont disposé des livres d'ici et là, pour seule distinction servez-vous et faites passer.
Nombreux sont les livres neufs, à peine écornés, lus que par un seul lecteur en partance pour la benne à ordures, la déchèterie ou les bacs de recyclage, ... Alors c'est sur les bancs publics, à la plage surveillée ou sous les abris bus de Savines le lac, que Josette et Patrick leur redonnent une seconde vie. Les ouvrages attendent le lecteur. Témoin d'une vie, ils passent de main en main. Le livre nomade en libre service continue de vivre par la lecture et par le lecteur aux bons soins de chacun.